Stress… aller mieux en conscience

Et soudain… la crise de stress

Quand le stress m’envahit

Nous ne sommes pas à l’abri d’une prise de conscience. Tout d’un coup, je réalise que le stress m’envahit sans raison apparente, qu’à la moindre contrariété j’explose de colère, que je plonge dans un gouffre de tristesse dont je m’extirpe de plus en plus difficilement. C’est si lourd, si pesant sur mes épaules. La peur me paralyse, peur de dire, peur de faire, peur de respirer.

Je parle cette fois du stress.

Premiers signes de stress

Je prends conscience du stress lorsque mon organisme se sent agressé. Ma première réponse est d’ailleurs physiologique, à différents niveaux, des intensités diverses : mon coeur s’accélère, je transpire, j’ai la bouche sèche, ma vue se brouille, mes mains tremblent, mes jambes ne me portent plus. Je n’ai pas de recul, pas de réponse cohérente à ce sentiment d’agression.

Cela se produit lors d’une situation inhabituelle comme une prise de parole en public, un entretien d’embauche ou un examen. Mais le stress peut aussi arriver en entendant une phrase, en voyant une personne, en arrivant quelque part… Alors, je perds mes moyens, je panique. Parfois, j’agresse à mon tour. Et j’ignore pourquoi.

Pourquoi tout mon être se sent-il concerné? Comment un tel écart entre la cause et la conséquence est-il possible? Quel est ce déséquilibre entre la réalité et ma réaction?

Lent travail du stress

Le stress est ce lent travail éprouvant, de preuve de résistance. C’est la pression répétée sur ce pauvre fauteuil de la marque suédoise : va-t-il tenir le coup pour nous certifier qu’il est fiable et solide, comme chaque modèle sorti de la chaîne ?
Le mot “stress” vient de la physique, désigne la contrainte exercée sur un matériau. Il en faut des épreuves pour venir à bout de la matière…

Mais avant, bien avant que le stress se mette en route, il a fallu résister longtemps, si longtemps. Le plus souvent sans s’en apercevoir. Cela a commencé par..
-une remarque d’un proche, pas la peine de relever;
-ce dossier urgent dont le résultat n’est pas satisfaisant;
-ce rituel des courses le jeudi soir auquel il faut bien sacrifier;
-cette impression bizarre d’être attendu nulle part, jamais au bon endroit;
-l’insatisfaction est toujours au rendez-vous: la sienne, celle de l’autre;
-la fatigue, le manque de temps, d’humour;
-la culpabilité, la colère, la tristesse engendrées;
la solitude de l’enfant en pleurs

No more stress

Nous sommes dotés d’un système nerveux aux innombrables connexions. En devenir, nous nous adaptons aux situations les plus complexes, nous bravons l’inconnu depuis la nuit des temps, depuis… avant notre naissance. Pour ne pas vivre en alerte constante, nous avons besoin -notamment les Occidentaux- de savoir qui nous sommes, de quoi nous sommes capables.

Nous avons surtout besoin de savoir que nous sommes aimé, que nous sommes aimable, digne d’être aimé. Malgré nos faiblesses, nos fatigues, nos doutes et nos colères.

Comme le petit enfant qui hurle de frustration dans son berceau, nous avons besoin d’être entendu dans notre peur de n’être pas aimé. Nous avons besoin de savoir que ce stress qui nous tord et nous fait hurler ou fuir n’est pas nous – mais notre peine qui s’exprime, notre désir qui réclame.

L’écoute bienveillante fait revenir à soi, prendre conscience du tort que l’on a subi à vouloir tout accepter car c’est ainsi que l’on a été élevé, éduqué, reconnu en société. Du moins c’est ce que l’on a cru tout ce temps.

Le stress, réaction organismique

Ainsi que Carl Rogers l’exprime dans Le Développement de la personne :
“la personne libre psychologiquement est plus apte à permettre à son organisme total de fonctionner librement dans toute sa complexité en choisissant, parmi la multitude des possibilités, la conduite qui à ce moment donné sera plus généralement et plus authentiquement satisfaisante. Elle est capable de placer plus de confiance dans son organisme en ce qui concerne ce fonctionnement, non pas qu’il soit infaillible, mais parce qu’il peut être pleinement ouvert aux conséquences de chacune de ses actions et les corriger si elles se montrent insatisfaisantes.”

Etre écouté et comprendre les raisons de son stress ne fait pas tout. Il est bien souvent nécessaire de (re)trouver l’équilibre, de s’aider également en recourrant à d’autres approches. A chacun de trouver celle qui lui convient :
– la méditation de pleine conscience,
– la sophrologie
-les arts martiaux
-la danse
-…

Une chose est sûre : le lien entre le corps et l’esprit est… vital!